24 nov. 2016

Dans l'enfer des foyers

A l’occasion de la journée internationale des droits de l’enfant et du 27ème anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, j’ai le plaisir de vous annoncer ma nomination au Conseil National de la Protection de l’Enfance, au service du Premier Ministre. Le Conseil sera chargé de proposer au Gouvernement les grandes orientations nationales de la protection de l'enfance, de formuler des avis et d'évaluer la mise en œuvre des orientations retenues suite à la loi du mois de mars 2016 relative à la protection de l'enfance, initiée par Laurence Rossignol.
Transmis par :  Groupe Facebook - Rassemblement contre la Pédocriminalité - 17/11/2016
Au-delà de cette nomination, c’est avant tout un signal fort envoyé. Une instance pour nous, mais pas sans nous. Je continuerai comme je l’ai toujours fait, de porter la parole des enfants placés et de défendre leurs droits.
A l’heure où la droite est sur le point de revenir au pouvoir, où plus personne n’hésite à instrumentalise
r les enfants à des fins électorales, il est plus que temps de se mobiliser davantage. La protection de l’enfance est un des enjeux les plus importants dans les périodes sombres que nous vivons, nos droits, les leurs, sont perpétuellement bafoués.

Je pourrais aussi vous faire remarquer qu’il est des misères-mères, des misères qui en engendrent d’autres, qui méritent en conséquence d’attirer une attention particulière. Le malheur des enfants n’est pas pire en soi que celui des vieux ou celui des femmes. Il est pire en soi, parce qu’il compromet l’avenir de tous, prépare une société malade, infectée par mille maux. Dans mon livre, Dans l’Enfer des Foyers, j’écris : « On dit qu’un pays qui maltraite ses vieux condamne son avenir mais qu’en est-il alors d’un pays qui maltraite ses enfants ? Ce n’est pas son passé, déjà mort, qu’il met en péril mais son âme ».

Si nous en sommes là aujourd’hui, c’est pour agir maintenant, vite.
Car la situation est si grave qu’elle paraît immuable.
On ne déplace pas une montagne.
C’est probablement ce que tout le monde se dit depuis longtemps, très longtemps – les enfants placés qu’ils aient 20, 30, 50 ou 70 ans, racontent la même histoire, faite de souffrances, créée par des dysfonctionnements -.
Alors, bien sûr, certains peuvent continuer de nier que l’enfance placée est un problème majeur, de société et de santé publique. Mais cet aveuglement coûte cher à toute la société.
Reconnaître et évaluer l’immense malaise, c’est que nous commençons par faire aujourd’hui. Afin d’adapter au mieux l’action à mener, en urgence, pour les enfants placés. La tâche, il faut l’avouer, paraît insurmontable.
Mais ça vaut le coup d’essayer. Ça vaut le coup aussi, peut-être, de réfléchir à une politique nationale ?
En fait, ça se déplace une montagne.
La montagne se déplace, à plusieurs. Avec vous aujourd’hui, plein d’autres encore demain.

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